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Histoire de Porto Vecchio |
Au XVIe siècle, la République de Gênes choisit le golfe de Porto-Vecchio pour installer sa place forte.
Edifiée sur d'immenses rochers de porphyre rose, elle constitue un rempart de défense contre les attaques barbaresques.
En 1539, la cité de Porto-Vecchio fut édifiée par les génois qui achevaient, par ce site, le système défensif de l'île. D'anciennes fortifications génoises et des bastions sont encore visibles dans la haute ville.
Les fortifications avec leurs cinq bastions datent de la fondation de la ville en 1539.
Le plus célèbre, aujourd’hui restauré, est le Bastion de France.
Le port, situé au fond du golfe apportait la sécurité nécessaire contre les invasions barbaresques qui furent néanmoins nombreuses. La citadelle se dressa sur les hauteurs, assez loin des marécages malsains. Ceux ci furent responsables de terribles maladies qui décimèrent toute la population. Gênes repeupla la ville, mais la maladie et les invasions avaient laissé la ville exsangue jusqu'en 1564, quand Sampierro Corso s'en empara.
Porto-Vecchio resta longtemps renfermée sur elle-même, les principales activités se concentraient autour de l'artisanat du bois et du liège. L'été, les bergers gagnaient la montagne. Vers 1935, la marine s'ouvrit à d'autres activités, l'exploitation des marais salants et la transformation du liège.
Les sites préhistoriques de Ceccia (6km) et de Tappa (7 km), espaces fortifiés et monuments datant de 2000 av. J.C, nous informent sur la nature de la présence humaine dans la région de Porto-Vecchio.
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Histoire de Bonifacio |
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La naissance de Bonifacio
L'origine de Bonifacio n'est pas vraiment précisée dans les ouvrages, mais des dates approximatives déclarent sa création entre 828 et 833 par Boniface, marquis de Toscane, qui baptisa la ville. Comme tous les ports de commerce, Bonifacio a une longue histoire et au travers des époques, la ville a subie des mouvances sociales de grandes ampleurs.
Bonifacio est issue d'un conflit guerrier entre Pise et Gênes, ces deux grandes villes se disputant avec acharnement cette citadelle qui était un maillon stratégique militaire et un complexe portuaire sans égal dans la Corse. Dans un premier temps, Pise fût maîtresse des lieux jusqu'à la fin du XIIeme siècle, or, la réelle fondation de Bonifacio remonte en 1195, la ville fût colonisée par les Gênois qui imposèrent à la ville des modifications militaires structurelles importantes.
Bonifacio, la cité imprenable
Entre le XIIIeme et XVeme siècle, Bonifacio est une ville imprenable. Au fil des siècles, Bonifacio devient un pôle militaire, maritime et portuaire de la Corse. Cependant, du fait de sa situation géographique et de son appartenance Génoise, Bonifacio subit les attaques de nombreux assaillants, notamment Alphonse V, roi d'Aragon, en 1420 qui maintenu son siège pendant une année avant de baisser les armes face à l'intouchable cité qu'était Bonifacio.
Bonifacio et ses visiteurs célèbres
En 1215, durant son voyage d'Espagne en Italie, St François d'Assise résida à Bonifacio et c'est en cette occasion que le couvent St Julien est devenu franciscain.
En 1541, l'empereur Charles Quint séjourna dans le "château" de Bonifacio.
Chaque année, lui est dédié une fête.
En 1793, le jeune Bonarparte et ses troupes débarquèrent à Bonifacio, son objectif étant de conquérir le nord de la Sardaigne par la prise de la Maddalena, bataille qui malheureusement se révéla être un échec. A cette époque, Bonaparte avait 23 ans et ne possédait toutes les qualités d'un grand stratège, d'ailleurs peu d'écrits relatent les faits de cette période.
La peste
Bonifacio a subi de multiples attaques, mais la plus horrible fût celle de la peste en 1528 qui fit plus de 3000 morts dans la cité, les murailles de la forteresse se révélèrent inutiles face à ce fléau ; à l'époque la ville comptait près de 4000 habitants, de cet affreux passage reste un témoignage de la fin de cette période sombre : La petite chapelle St Roch à l"entrée de la ville, lieu où dit-on est venu mourir la dernière personne atteinte de la peste.
La première capitulation de Bonifacio
En 1553, nouvelle attaque contre Bonifacio, déjà bien affaiblie par le passage de la peste, Bonifacio se rend alors à Dragut, un ancien corsaire Turc commandité par Paul de Thermes. La ville est assiégée et capitule devant la force de l'armée. La ville est reconstruite par les Français qui céderont la place de nouveau aux Gênois en 1559 suite à un traité de paix.
Bonifacio du XIXème siècle
Au XIXème siècle, l'agriculture connaît un renouveau (production de corail, liège, huile), ainsi que les industries locales (comme les pâtes, le savon) et enfin la pêche (La Tonnara) malheureusement il est de courte durée du fait de la présence du phylloxéra ainsi que de la difficulté majeure d'exploiter des sols devenus arides. Cependant Bonifacio a continué son évolution jusqu'à nos jours...
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Histoire des lavezzi |
"Le navire tangue horriblement ; impossible de se tenir debout. On cause assis à terre, par groupes, en se cramponnant aux bancs ; il faut crier pour s'entendre. (...) Soudain, un choc formidable, un cri, un seul cri, un cri immense, des bras tendus, des mains qui se cramponnent, des regards effarés où la vision de la mort passe comme un éclair... Miséricorde !..."
Quel visiteur d'un jour des Lavezzi, ahuri par leur beauté tropicale, pourrait imaginer qu'elles furent le théâtre d'un des plus grands naufrages de Méditerranée, décrit par Alphonse Daudet dans "L'agonie de la Sémillante" ? Le 15 février 1855, cette frégate en bois, en route pour la Crimée, fut prise dans un véritable ouragan dans les Bouches de Bonifacio. Elle sombra vers midi alors qu'il faisait "nuit noire comme la gueule d'un loup".
Il n'y eu aucun survivant parmi les 750 marins et soldats.
Aujourd'hui, une pyramide de 10 mètres de haut et deux cimetières, construits peu après le drame, témoignent encore de ce tragique naufrage. Un peu moins de 600 corps y ont été enterrés, les autres n'ayant pas été rendus par la mer.
Tout autour, le décor est féerique et totalement nu : entre les amas rocheux multiformes, les petites criques de sable fin rivalisent avec les grandes plages tropicales. De multiples sentiers serpentent à travers un maquis aussi sec que compact.
Paradis des promeneurs, des plaisanciers, des plongeurs et... des lézards, l'archipel est soumis à une stricte réglementation depuis son classement en réserve naturelle en 1982. Interdiction de s'éloigner des sentiers balisés, si tant est qu'on arrive à les identifier...
Plusieurs heures sur l'île sont nécessaires pour en voir les multiples facettes et profiter de toutes ses plages (prévoir de l'eau et de la nourriture !). En haute saison et par beau temps, les départs sont quasi-permanents depuis le port de Bonifacio, où une petite dizaine de compagnies se disputent les nombreux visiteurs. Ne pas hésiter à en faire le tour avant de choisir son bateau, et à marchander
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